A l'autre bout du bout du monde

Deux individus, deux mêmes rêves, une rencontre en Martinique puis un projet qui se concrétise ensemble : partir voyager à travers l'Amérique du Sud au gré de nos envies et de nos rencontres. Suivez nous: c'est parti pour l'aventure!!! ..................................... ..................................................................

San Francisco de Cunuguachay, 1ère partie (23-28 Août)

 
Ne loupez pas l'article précédent sur notre séjour en Amazonie!
 
Après une journée de repos à Baños où nous avons fait nos adieux à Victor et Saulo, nous voilà à Riobamba. Le bus nous dépose on ne sait où dans la ville, visiblement pas au terminal, nous ne savons pas où nous sommes. Nous prenons alors un taxi qui nous amène au terminal des bus menant à Cunuguachay. Il est 14H30 et le prochain part à 18H... Nous suivons alors les bons conseils des locaux et prenons un bus direction San Juan. Le bus peut nous déposer au bout d'un chemin menant à Cunuguachay, il ne nous resterait qu'une vingtaine de minutes à marcher... Les locaux sont toujours un peu optimistes sur les temps, à se demander s'ils l'ont déjà fait à pied, car à notre descente du bus la pancarte pour Cunuguachay indique 4 km. Nous sommes chargés comme des mules, et nous arrêtons toutes les 10 minutes car Elise souffre de plus en plus du dos.
 
Au bout de 45 minutes, nous croisons un papi dans les champs qui ne semble pas très bien comprend le castillan, mais nous indique le chemin pour Cunuguachay. Finalement, nous sommes plus près que nous ne pensions, ouf! C'est en fin d'après-midi que nous arrivons à San Francisco de Cunuguachay, petite communauté à 15 km de Riobamba dans la province du Chimborazo, quasi au pied du volcan Chimborazo qui culmine à 6268m, le plus haut sommet d'Equateur. Contrairement au Tungurahua, celui-ci est maintenant considéré inactif.
 
Nous avons décidé de nous rendre ici car nous cherchions un coin paisible en dehors de la ville, afin de profiter de la campagne alentour. Adrien, le fils d'une collègue kiné à Hélène, qui était déjà passé par ici lors d'un long stage en Equateur, nous avait vivement recommandé de nous rendre chez le Padre Pierrick, dans cette communauté. Nadine et Pascal, les Ardéchois de Cahuasqui chez qui nous étions restés une dizaine de jours, connaissent également le Padre. L'adresse est d'ailleurs dans le routard.
 
A notre arrivée, nous nous installons dans une choza, maison typique d'ici en adobe et toit de chaume. Nous sommes à 3200m d'altitude, il ne fait pas chaud! Au passage nous faisons connaissance avec "cochon-cochon", le petit cochon noir du Padre qui loge juste devant notre fenêtre. Puis une fois dans le salon de la maison, nous rencontrons les cinq scouts picards qui sont volontaires ici depuis 3 semaines. Leur mission vient d'ailleurs de se terminer, et il leur reste une petite semaine en Equateur pour profiter du pays. Ils sont jeunes, ça fait un peu colonie de vacances, mais sont très sympas.
 
Arrive ensuite le Padre Pierrick. Ca fait 14 ans qu'il est arrivé ici, sous l'ordre de l'évêque. Il a créé ici une maison du tourisme afin d'accueillir des voyageurs et des volontaires. Les femmes de la communauté s'attellent à s'occuper du projet, en produisant des confitures maisons, en servant les repas, et en entretenant la maison. Un restaurant communautaire a également été créé dans une communauté proche de Cunuguachay, à Palacio Real, le seul d'Equateur où l'on puisse manger du lama! Les cinq scouts travaillaient d'ailleurs là-bas en occupant les matinées des enfants de la communauté. Ils participaient également à la construction d'un mur dans une hacienda qui devrait devenir à terme, un mémorial sur la période de l'esclavage dans cette région.
 
Ce soir, Vendredi, c'est Suzanna qui cuisine! D'après les scouts, nous sommes arrivés au bon moment car avant Suzanna, qui est là depuis cette semaine et qui cuisine très bien, ils avaient droit à du riz à chaque repas. Pour ce soir, ce sera quand même du riz, mais cuisiné, au curry, c'est bien bon! En plus Suzanna a cuisiné une tarte à la fraise pour le dessert, délicieuse! A 2,50 dollars le repas, c'est vraiment bon marché.
 
Le matin, c'est petit dèj' à volonté avec du vrai pain maison et des confitures maison! Humm! Elles sont toutes fabriquées à base de carotte, accompagnées soit de goyave, de maracuja, ou de fraise, délicieuses!
 
Samedi après midi, nous partons à bord du pick-up du Padre direction La Moya, une petite communauté proche de Cunuguachay. Ce week-end, c'est la fête patronale de La Moya! Nous sommes en compagnie de Louis et Flora, qui sont en stage à Guayaquil pour trois mois. Ils viennent d'arriver à Cunuguachay pour le week-end.
 
Padre Pierrick nous présente le musée de la montagne qu'ils ont créé à La Moya, en nous racontant quelques légendes sur le Chimborazo, et en nous faisant visionner une vidéo sur les "hieleros", les locaux hommes et femmes qui montaient jusqu'au glacier du Chimborazo avec des mules pour ramener à la ville des blocs de glace de 30kg emballés dans les herbes sèches du paramo avec lesquelles ils fabriquaient des cordes. Actuellement, il n'y a plus qu'un seul hielero en activité: Baltazar. Il paraîtrait qu'en plus de pouvoir conserver les produits frais, la glace du Chimborazo aurait des vertues médicinales...
 
Après la visite du musée, c'est l'heure du défilé de lamas. Chacune à leur tour, des petites défilent pieds nus en vêtements traditionnels, tirant leur lama décoré!
 
 
 
Puis vient l'heure du défilé de mode. Des jeunes ont revêtu des vêtements traditionnels conçus avec une touche de modernité, le résultat est très réussi!
 
 
 
L'après-midi est bien tranquille, les festivités s'annoncent moins calmes pour demain!
 
Nous repartons à la maison à bord du pick-up, et continuons nos lectures respectives au coin du feu en discutant avec Flora et Louis. Le Padre a une sacrée bibliothèque et nous en profitons pour bouquiner un peu! Pour Guillaume ce sera "le procès des étoiles" de Florence Tristram, et pour Elise "Si c'était à refaire" de Marc Levy. 
 
Le lendemain, nous profitons que les scouts partent avec le Padre pour sauter nous aussi dans le pick up direction La Moya pour une nouvelle journée de festivité. Mais avant ça, il faut retrouver dans quelle communauté se trouvent les festivaliers! Nous tombons sur la fête dans un autre village proche de La Moya. Dans la matinée, les gens des communautés font le tour des villages afin d'aller chercher du monde pour ensuite se retrouver sur la place de La Moya. La fête bat son plein, il y a beaucoup plus de monde que la veille!
 
Tout autour de la place les gens font les spectateurs de ce qu'il se passe au centre où défilent des enfants déguisés entrain de danser sous le gros son des enceintes, puis des chevaux, des femmes à cheval tenant une poule en l'air, des jeunes déguisés en gorilles essayant de semer la panique dans la foule en chopant des gens à la volée pour les faire grimper sur des ânes qui foncent dans le public... Le spectacle est bien marrant à voir! Ensuite ce sont les femmes en vêtements traditionnels qui dansent sur la place au son de la fanfare... d'ailleurs quelques uns des scouts n'ont pas pu échapper à leurs appels!
 
 
 
 
 
 
 
 
Ensuite, tout le monde s'en va en direction de La Moya, formant un long défilé. Guillaume est même solicité par une mamie pour porter avec elle le gros écusson de la communauté en le faisant danser.
 
 
 
Nous arrivons ensuite sur la place de la Moya. Les festivités sont un peu en stand-by le temps de la messe que le Padre anime. Pendant ce temps, nous restons en dehors de l'église en attendant que ça passe et en profitons pour déguster quelques mets locaux. Puis la fête reprend par un défilé de chevaux. A tour de rôle, les cavaliers brandissent une poule et la font tourner au-dessus de leur tête tel un lasso avant de les balancer dans la foule. Le premier qui chope la poule l'a gagnée!
 
Vient ensuite l'heure des taureaux! Des arènes en bois ont été montées à l'occasion. Les gens grimpent sur les barrières pour pouvoir admirer le spectacle, tandis que d'autres, plus vaillants, tentent de provoquer le taureau en courant dans les arènes. Le but du jeu est de décrocher la décoration accrochée au préalable sur le dos du taureau, ce qui rend cette "corrida" quand même plus sympa à regarder.
 
 
 
 
Nous ne resterons pas plus longtemps que le premier taureau. Le Padre s'en va et nous ne voulons pas faire le retour à pied! Allez hop! Tout le monde dans la voiture!
 
Ce soir, c'est soirée crêpes à la casa!
 
Le lendemain, Lundi, les scouts s'en vont direction Latacunga, puis ensuite Quito où leur vol les attend déjà. Nous, nous profitons d'être seuls pour rester tranquillement à la casa à bouquiner. Le temps n'est pas au beau fixe, autant rester au chaud!
 
Au soir, nous faisons la connaissance de Serge, un cinquantenaire de Loire-Atlantique (Abbaretz), en vacances pour cinq semaines en Equateur. Serge est un commercial, au chômage depuis peu. A son retour en France, il veut créer son snack ambulant de galettes bretonnes, apparemment c'est un cordon bleu! Il a déjà eu l'occasion de consulter un shaman pendant son précédent séjour ici pour quelques soucis de santé. Il nous fait part de son expérience plutôt réussie pendant que nous dégustons un fameux tiramisu préparé par Suzanna, humm!
 
Mardi, nous nous décidons à partir en direction du parc national du Chimborazo. On espère avoir du beau temps afin de pouvoir admirer ce merveilleux volcan. Notre première étape sera Calpi, un village un peu plus gros que Cunuguachay, à 4km, où nous espérons avoir une chance de nous approvisionner pour avoir quelques réserves avec nous dans le parc jusqu'à demain. Nous avons tenté de trouver des provisions à Cunuguachay, sans succès. Et d'ailleurs, à Calpi non plus! Bon, nous nous contenterons des 5 paquets de nouilles chinoises que nous avons trouvés, quelques petits pains et un paquet de gâteaux. 
 
Après nous être rendus en stop à Calpi dans la benne d'une camionnette sur un tas de bois, nous prenons un bus direction Guaranda qui passe par l'entrée du parc, parfait! Au bout d'une petite heure de route et d'une longue ascension, nous voilà à l'entrée du parc du Chimborazo, à 4300m d'altitude, et le volcan est quasi dégagé!! Le temps est parfait pour notre ascension jusqu'au deuxième refuge.
 
Malheureusement, en arrivant devant l'entrée, on lit deux écriteaux: refuges en cours de restauration... Super... on ne va pas pouvoir y dormir, et on n'avait pas prévu de prendre notre tente. Il est midi passé, impossible de se faire l'aller retour jusqu'au 2ème refuge pendant la journée. Nous commençons à expliquer au guardaparque à l'entrée que nous avions prévu de dormir en refuge. Il coupe court à notre discussion en nous expliquant qu'il faut qu'on prenne un guide pour pouvoir entrer dans le parc. Quoi?? Le parc est maintenant gratuit comme tous les autres parcs d'Equateur, mais il faut payer un guide?!? Depuis l'entrée, nous voyons la piste monter sur les flancs du volcan, jusqu'au premier refuge que nous distinguons également. Là on commence à s'énerver sérieusement, en lui disant que le parc est gratuit, que nous n'avons pas besoin de guide pour longer à pied la piste qui mène au premier refuge: pas moyen de se perdre, pas de problème de sécurité! On peut signer une décharge! Mais il ne veut toujours rien entendre... Quand il apprend que nous sommes Français, il nous dit "y'a toujours des problèmes avec les Français!". Puis pour ne plus nous écouter, il met sa musique à fond.
 
Guillaume se lance alors en direction du parc, suivi d'Elise, et du guardaparque qui nous court après en nous criant qu'on n'a pas le droit d'entrer! Nous sommes blasés d'être arrivés jusqu'ici et de ne pas pouvoir grimper. Le "guide" qui sert à rien demande 30 dollars pour nous monter jusqu'au premier refuge, abusé! Un autre guardaparque en prend plein la poire... Puis il finit par nous dire: "bon, si vous voulez pas payer, vous pouvons passer par là-bas, il y a un autre chemin". Elise décide de s'en aller d'ici pendant que Guillaume parlemente toujours... il entendra même "le chef" dire: "s'ils montent, il faut les suivre!".
 
Nous avons quand même eu le temps de prendre quelques photos depuis l'entrée du parc.
 
 
C'est décidé, nous nous cassons d'ici! On ne va pas tenter de monter par un autre chemin, on va éviter les problèmes avec ces gardes qui probablement n'ont aucun droit de nous imposer leurs potes guides. D'ailleurs, nous avons rencontré plus tard une Equatorienne et un Italien qui sont allés tous les deux dans le parc, enregistrés sous le nom de l'Equatorienne: aucun problème, la voie est libre pour les locaux! 
 
C'est bien beau, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant?? Et si on partait à Salinas? Après tout, nous sommes déjà sur la route et puis nous avions prévu d'y aller plus tard. Nous renonçons au Chimborazo, mais surtout à donner notre argent à ces blaireaux, et filons à pied le long de la route, en admirant le volcan. Le soleil tape, le Chimborazo est quasi découvert, et nous croisons des troupeaux de vigognes, magnifiques!
 
 
Puis voyant la route ne pas finir devant nous, nous décidons de faire à nouveau du stop. Par chance, une camionnette s'arrête, ils vont à Guaranda. Nous admirons le paysage assis dans la benne, en faisant du tape-fesses à cause des travaux tout au long de la route. Le paysage est magnifique!
 
 
 
Le couple d'Equatoriens et leur petit fille, très sympas, nous déposent avant Guaranda, à un croisement direction Salinas. Ils en profitent au passage pour nous demander de nous prendre en photo avec leur petite qui n'ose pas s'approcher. Finalement, le père nous prendra en photo avec sa femme, et nous ferons de même en les mettant aussi dans la boîte! 
 
 
C'est bien la première fois qu'on se fait prendre en photo par des locaux, sans que Tanguy soit là!
 
Ensuite, pour varier le plaisir des transports, nous nous retrouvons ce coup-ci à l'arrière d'un pick-up collectif qui au bout d'une demi-heure nous dépose enfin à Salinas! Salinas est une petite communauté indigène située dans un cirque de montagne, le cadre est magnifique. Pour arriver jusque là, vous l'aurez compris, il faut être motivé!
 
Salinas est devenu un modèle de développement rural. Des micro-entreprises ont été créées partout dans le village: on y produit du fromage (le meilleur d'Equateur!), de la charcuterie, du chocolat, du nougat, des huiles essentilles, du sel, des tisanes, de la céramique, des textiles, des confitures... Les excédents des bénéfices sont redistribués sous la forme d'investissements pour la communauté. Une économie solidaire à contresens de la mondialisation basée sur des produits de qualité largement exportés.
 
Aussitôt arrivés et installés dans l'hostal Samilagua, nous filons prendre contact avec le centre d'information qui nous indique où déguster les produits de la communauté. En cinq minutes c'est fait: nous avons droit à notre dégustation et repartons avec un fromage à l'oregan et du chocolat aux cacahuètes.
 
 
Le fromage est bien meilleur ici que partout ailleurs en Equateur, mais avouons-le bien, ça n'a toujours rien à voir avec notre bon fromage français! 
 
Au coucher de soleil, nous montons au mirador qui surplombe la ville.
 
 
Puis après l'effort: le réconfort! Hop on se cherche un petit resto de produits locaux et tombons sur une boutique où l'on propose un plat de charcuterie/fromage pour 6 dollars. C'est parti pour la dégustation!
 
 
Bien sûr, pour accompagner l'assiette, nous prenons un petit verre de vin rouge. Malheureusement, le vin ne doit pas être boisson courante ici, ça doit faire un bail que la bouteille est ouverte et que le vin a tourné... Nous avons la preuve gustative qu'ils savent faire de la bonne charcuterie en Equateur, et c'est bien dommage que ce ne soit pas plus répandu que ça! C'est bien la première fois qu'on voit et qu'on goûte à du vrai jambon! Le fromage est bon, mais ça reste du classique: gruyère, mozza...
 
Heureusement que c'était bien bon... parce qu'Elise passera la matinée du lendemain entre le lit et les toilettes. Guillaume, quant à lui, part à la découverte des mini-entreprises.
 
Il se joint à un groupe d'Equatoriens du 3ème âge qui va faire le tour des entreprises en car. Ca commence par une fromagerie, la première créée à Salinas. Guillaume n'y apprendra pas grand chose car le groupe est très grand et il n'entend rien de ce que dit le guide. Après un petit tour pour voir le process, on passe très vite à l'essentiel: la boutique! Et c'est un succès, nous allons y rester un bon moment (bien plus que le temps de la visite) et chaque personne repartira avec un fromage et un yahourt de l'entreprise. 
 
 
 
 
Puis, quand tout le monde a rejoint le car, nous revenons vers le centre de Salinas pour visiter les mines de sel. C'était l'activité première de la ville mais la concurrence des sels marins a eu raison de la production qui n'est désormais qu'anecdotique. Les autres productions ont pris le relais...
 
 
 
Les petits vieux sont bien sympathiques et une mamie veut même absolument que Guillaume la prenne en photo. Puis pour finir ce petit tour, c'est la chocolaterie que l'on visitera. Pas d'explications réelles, nous descendons rapidement observer le process et remontons aussi sec pour la boutique. Encore une fois, c'est la razzia: tout le monde repart avec des chocolats et autres confiseries. Guillaume se contentera d'une petite tablette de chocolat noir et d'un nougat... hummm, ça réconfortera sûrement Elise!
 
 
La visite finie, Guillaume rejoint Elise. En début d'après-midi, après avoir retrouvé un brin de forces, nous repartons direction Cunuguachay. On se laisse un peu de temps car on se sait pas trop comment ni quand on va pouvoir bien arriver. Une camionnette collective de la communauté nous emmène jusqu'au carrefour de Guaranda, où nous attendons sur le bord de route un bus pour Riobamba qui ne passe pas très loin de Cunuguachay. Après 45 minutes d'attente, en voilà! Pas de bol pour nous, malgré nos gestes il ne s'arrête pas! On est reparti pour une heure d'attente... Par chance, une famille s'arrête juste devant nous pour déposer une femme, la conductrice nous dit qu'elle va à Riobamba, hop on monte à bord! Nous sommes huit dans la voiture: la conductrice et Guillaume à l'avant, une dame plus âgée, Elise et quatre gamins derrière. La conductrice a un rendez-vous chez un spécialiste à Riobamba, à 2H de route de chez elle. Les femmes nous posent des questions sur le niveau de vie en France, et l'une d'elle nous demandera même si on a aussi des vaches et des chevaux là-bas, pensant qu'on ne connaissait pas ces animaux! Guillaume s'accroche comme il peut au siège en tenant un gamin sur les genoux, la tête collée à 5 cm du pare-brise, pendant que la conductrice négocie les virages à toute vitesse, manquant de nous envoyer à chaque fois dans le décor...
 
Après une heure de route en compagnie de tout ce petit monde, nous nous faisons déposer au bout du chemin de 4km menant à Cunuguachay, sains et saufs. Une dernière petite marche, et nous arrivons finalement plus vite que prévu au bercail. Ce soir il n'y a que nous à la maison, aucun autre touriste n'est arrivé! Et comme il n'y a plus d'électricité dans toute la communauté, nous nous retrouvons à dîner à la chandelle avec le Padre. Elise lui fait part qu'elle serait intéressée d'aller découvrir les pratiques médicales shamaniques... Le shaman ne fait plus de consultation cette semaine, mais le Padre connaît une infirmère française qui soigne à Riobamba grâce à la technique du "biomagnétisme". D'ailleurs, il y va demain pour lui amener un petit patient, et nous propose de venir avec lui afin de faire connaissance avec Liliane, et d'en apprendre un peu sur cette technique pas commune...
 
Suite dans le prochain article...
 

Publié à 05:33, le 7/09/2013, dans Equateur, Calpi
Mots clefs : Quilla Pacaripadre Pierrickparc national du Chimborazofête patronaleLa MoyaSalinas


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