A l'autre bout du bout du monde

Deux individus, deux mêmes rêves, une rencontre en Martinique puis un projet qui se concrétise ensemble : partir voyager à travers l'Amérique du Sud au gré de nos envies et de nos rencontres. Suivez nous: c'est parti pour l'aventure!!! ..................................... ..................................................................

Cahuasqui (16-26 Juillet)

 
C'est dans l'après-midi que nous arrivons à Cahuasqui, à 2H de route d'Otavalo en passant par Ibarra, plus au Nord. Nous sommes ici à une heure de la frontière colombienne, dans l'Imbabura. Cahuasqui est un petit village situé sur un plateau incliné encerclé de vallées et de rivières. Autrement dit, c'est comme une île. Nous avons atterri ici car nous y avons trouvé une adresse qui nous a l'air bien sympa dans le routard, chez un couple d'Ardéchois, à "Rana Canto". A notre arrivée au village, nous avons de la chance, nous sommes dans le seul bus de la journée qui peut nous déposer près de chez eux. 
 
Depuis derrière la grille, nous faisons alors la connaissance de Djamal, un gros chien noir qui nous aboie dessus pour prévenir ses maîtres, puis arrive Pascal, le propriétaire des lieux. Nous installons aussitôt notre tente sur l'aire de camping ombragée, avec hamacs. L'endroit a l'air très calme, on sent déjà qu'on va se plaire ici! Puis Pascal nous emmène faire un tour du propriétaire... Ils ont construit trois maisonnettes en terre crue, autour d'une petite courette arborée et bien fleurie. L'une d'elle sert d'habitation, l'autre de chambres pour accueillir les touristes, la troisième pour les campeurs avec un coin cuisine et un coin salle de bain. Une quatrième est en cours de construction pour une autre chambre d'accueil. 
 
 
Derrière tout ça se trouvent le verger et le potager. Pascal et Nadine cultivent leurs fruits et légumes pour leur consommation ainsi que pour les repas qu'ils proposent à leurs clients.
 
 
En plus de ça, ils ont trois lamas qui broutent et gambadent dans un champ derrière le potager, avec lesquels nous feront plus amples connaissances plus tard!
 
La fin d'aprem arrive vite, il est temps pour nous d'aller s'approvisionner dans le centre du village que nous rejoignons en une demi-heure à pied. La nuit tombe, laissant des couleurs magnifiques rosées dans le ciel au-dessus des montagnes. Nous sommes ici à 2400m, et nous avons une magnifique vue à 360° sur les environs. Pas étonnant que Pascal et Nadine se soient installés dans ce petit coin de paradis.
 
 
En descendant au village, nous sentons un vrai air de campagne. Tout le monde se salue en se souriant, c'est très agréable. Il y a une place centrale autour de laquelle une mamie vend du poulet, et où nous trouvons quelques épiceries pour faire le plein de victuailles.
 
De retour à "Rana Canto", nous faisons connaissance avec Nadine, la maîtresse des lieux, et le "petit chat" qui est arrivé ici il y a 3 jours. Pas étonnant qu'il se sente tout perdu le minou! 
 
Voilà en gros pour planter le décor. Notre séjour est rythmé par l'arrivée de nouveaux touristes, notamment une famille de Strasbourgeois en vacances pendant un mois en Equateur avec leurs trois filles, puis Florence et Julie, deux françaises en vacances pour trois semaines. 
 
Nous profitons de l'endroit pour lire, nous faire une cure de légumes achetés au village ou à Nadine, boire du bon lait de la ferme d'à côté, observer les oiseaux, nous balader avec Djamal dans les alentours...
 
 
 
 
 
 
Sans oublier les quelques visites aux trois lamas: le père, la mère, et le fils! Ces bêtes là sont très curieuses... Nous aurions tendance à vouloir tendre le bras pour les carresser, mais il faut les laisser venir à nous sans bouger. C'est comme ça qu'elles font connaissance en s'approchant près, très près de nous, jusqu'à coller leur museau à notre visage pour nous sentir et nous dire bonjour. Nous avons tenté de leur donner des gros haricots d'arbre pour les appâter, sans succès!
 
 
 
 
De temps à autre nous étions invités par Nadine et Pascal à prendre le dessert et la tisane avec les touristes au dîner, l'occasion de faire connaissance avec les arrivants, de goûter leurs fameux gâteaux, tarte au citron et crème de naranjilla (délicieux!) et de prendre un peu plus de temps pour papoter. Très convivial!
 
Puis le Dimanche nous sommes partis pour un trek de deux jours dans la montagne. Cahuasqui est situé au pied de hauts sommets, l'endroit est propice aux randonnées. Depuis maintenant cinq ans que Nadine et Pascal se sont installés dans le coin, ils connaissent très bien les environs en faisant régulièrement des randos et des repérages GPS. Nous avions repéré un trek à faire dans le coin sur le site de "Rana Canto" (http://ranacanto.com/) à travers des lagunes mais les sommets étant bouchés en ce moment, il ne serait pas prudent de partir seuls pour plusieurs jours. Sur les bons conseils de Pascal, nous avons donc opté pour un trek de deux jours seulement, jusqu'à une lagune à 3900m, en espérant y voir quelquechose et surtout: la trouver! Car certains ont déjà essayé, en vain...
 
A 7H nous étions sur le bord du chemin, entrain d'attendre le bus du Dimanche matin. Finalement, un pick up s'arrête et nous embarque jusqu'au village de San Francisco de Sachapampa, petite communauté perchée au dessus de Cahuasqui, à 3200 m. Nous entamons notre rando très tôt en suivant le plan dessiné par Pascal avec toutes ses indications. 
 
 
 
Ca grimpe en lacets jusqu'au bout de la route où nous retrouvons notre pick up qui s'est arrêté ici. Puis nous continuons notre ascension sur un chemin... A un moment nous entendons des voix sortir des buissons: "Estamos aqui! Buen Viaje!"... les gens qui nous ont embarqué en pick-up, super sympas. Nous arrivons finalement au bout de quatre heures au bois de polylepis, des arbres au tronc rouge qui s'émiette comme un mille feuille. A partir de là, les nuages de sont mis à tomber, tout comme la pluie. Nous sortons vite les K-way et les casse-dalles en nous mettant à l'abri... Pas possible d'avancer plus loin, on ne voit plus rien! On aperçoit même la couche grisâtre de nuages recouvrir la montagne.
 
 
 
Pascal nous a prévenu: si c'est couvert, pas la peine d'avancer plus loin, on ne va rien voir! Nous commençons donc à chercher un endroit où poser la tente, tout en avançant en suivant le chemin principal qui n'est rien d'autre qu'un chemin de vaches. Le vent souffle pas mal, laissant de temps à autre se découvrir le col vers lequel nous montons. Nous arrivons finalement à distinguer les sommets, et décidons de continuer notre ascension. Normalement c'est là que ça se corse: il n'y a plus vraiment de chemin, hormis tous les sentiers de vaches, qui peuvent mener au bon endroit, mais pas tous... Le tout est de tourner au bon moment pour grimper au deuxième col, derrière lequel se trouve la fameuse lagune. Pascal nous avait donné un repère: un chemin en haut, bien visible d'où nous sommes. Si nous suivons ce chemin là, nous devrions arriver au col. Allez hop, on file tout droit à travers le paramo (végétation andine d'altitude type steppe patagonienne) en direction du chemin, puis commençons à le suivre, sceptiques. Nous découvrons au loin une ville dans la vallée...
 
 
 
Après avoir fait un petit détour d'une heure dans la montagne pour avoir suivi le mauvais chemin, nous retrouvons notre chemin initial que nous suivons ce coup-ci jusqu'au col, et là, la voilà la fameuse laguna Yanacocha!
 
 
 
 
Vite, nous descendons... Par chance, il n'y a personne! Pas même un groupe d'Américains avec leurs pom-poms girls. Juste un troupeau de vaches! On va être bien tranquille ici! Une fois près de la lagune, ça commence à cailler sévère. Et surtout, y'a énormément de vent, un vent glacial! Au moment de déplier la tente, un condor passe!
 
 
Puis nous tentons de monter la tente comme on peut, en se disant tout de même qu'avec un vent comme ça, on risque de vite se retrouver avec la tente sur la tronche. Surtout qu'un de nos arceaux est toujours fendu en deux et rafistolé avec du scotch. Mais les environs semblent aussi venteux donc autant rester ici... espérons juste que ça se calme! Une fois la tente montée, nous laissons vite tomber l'idée d'aller inspecter les lieux tellement nous sommes pris par le froid. Le seul moyen d'essayer de se réchauffer est de se mettre "au chaud" dans les duvets. Arrive alors rapidement 17H30, l'heure du dîner avant le coucher de soleil. Mais il vente toujours autant! Et surtout, rien que de sortir la frimousse du sac, on se re-gèle. Impossible donc de faire cuire nos nouilles chinoises dehors. Nous faisons un peu de place à l'intérieur de la tente, et hop, en 10 minutes c'est prêt!
 
Aussitôt le repas, nous essayons de nous endormir malgré le froid et le vent incessant. Ca nous rappelle un peu la Patagonie (à une chose près, il faisait moins froid!): on entend le vent souffler au loin, puis se rapprocher rapidement jusqu'à décoiffer la tente. On voit même un arceau se plier vers l'intérieur. Nous tenons alors tant bien que mal les parois de la tente pour que l'on ait un vrai toit jusqu'à la fin de la nuit... nos efforts s'épuisent, pas le vent. Le sommeil a raison de nous après quelques heures, nous n'avons plus qu'à espérer que cela ne tienne jusqu'à demain.
 
Au réveil, quel soulagement! Il fait jour et la tente est encore debout. Ouf! Par contre il fait toujours aussi froid... Mais il y a un brin de soleil sur le volcan Yanaurcu qui domine la lagune. Ca ne durera que cinq minutes!
 
 
 
 
 
Nous replions rapidement notre barda et repartons vite pour nous réchauffer. Les sommets sont couverts, mais nous voyons le col que nous devons atteindre. 
 
La descente sera bien rapide, le ciel est toujours aussi couvert... nous avons hâte de nous retrouver dans la vallée, sous le soleil. Au fur et à mesure de la descente, nous enlevons des épaisseurs pour finalement arriver en T-shirt à Rana Canto où nous sommes accueillis par Nadine et Djamal. Que c'est bon d'être de retour "à la maison" et au chaud!
 
 
 
 
Pour nos derniers jours à Cahuasqui, nous avons eu l'occasion de partager nos deux derniers dîners avec Pascal et Nadine ainsi que les filles Florence et Julie. Aux menus, guacamole, émincé de poulet à la noix de coco rapée avec son quinoa aux petits légumes, flan au caramel... hummm!! Un avant-goût de ce qui nous attend une fois de retour en France, enfin on l'espère! En tout cas, ça ravive les papilles! "Maman Nadine" a bien pris soin de nous!
 
 
Après 10 jours passés ici, nous quittons déjà les lieux en direction de Quito. Ca va bien nous changer! On aura passé un excellent séjour à Rana Canto, merci aux Ardéchois!
 
 
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Quizz:
 
Qu'est ce que c'est?
 
 
A vos claviers!! En espérant un peu plus de réponses que la dernière fois!

Publié à 16:37, le 29/07/2013, dans Equateur, Cahuasquí
Mots clefs : volcan Yanaurculaguna YanacochaRana Cantotrek


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