A l'autre bout du bout du monde

Iquique (17-21 Avril)

Après une courte nuit dans le bus, départ à 23H20 pour arriver à 5H30, nous voici à Iquique. Ne voulant pas nous promener dans la ville en pleine nuit ni débarquer dans un hôtel si tôt, nous patientons dans le terminal, le temps de boire et de renverser un café...

Puis à 7H, nous nous décidons à bouger. Nous prenons un taxi qui nous dépose dans le centre, devant un hôtel "bon marché". Echec! Beaucoup trop cher! Et les autres hébergements à côté pratiquent tous les mêmes prix. On se décide finalement à s'éloigner un peu du centre à pied pour rejoindre l'hostel "La Casona", proche de la plage Cavancha, et recommandé par Brigitte de San Pedro (mais aussi par le Routard et le Lonely d'ailleurs). Pas moyen d'obtenir une "matrimoniale" pas chère donc nous dormirons en dortoir. Heureusement, vu le peu de monde en ce moment, nous passerons le séjour entier, seuls dans notre chambre pour quatre. Et puis ici, petit déj', internet et cuisine à dispo. Après une semaine menée à un rythme effréné, le cadre est idéal pour nous poser quelques jours. En plus, le lendemain matin, nous découvrons un petit déj' copieux... pour une fois!
 
Au final, nous resterons ici cinq nuits. Repos total les deux premiers jours. Et le soir, nous profitons de la cuisine (et d'un vrai supermarché) pour nous mijoter de bons petits plats. 
 
Vendredi, on se décide tout de même à jeter un oeil à la ville. Nous arpentons le paseo Baquedano, rue piétonne de la ville avec ses trottoirs en bois et ses magnifiques maisons, en bois également. La plupart date de l'âge d'or d'Iquique, fin XIXème - début XXème siècle, lorsque l'exportation du salpêtre (nitrate de sodium, un engrais naturel) a enrichi la ville. 
 
 
 
Nous arrivons ensuite sur la place Arturo Prat, où il y a également de jolis bâtiments d'époque et une grosse horloge.
 
 
 
Après un arrêt déjeuner, nous filons vers le port. Nous passons alors devant la reconstitution d'un superbe navire: l'Esmeralda, héroïne de la bataille d'Iquique, durant la guerre du Pacifique, lorsque le Chili a gagné cette région au détriment du Pérou. Elle baigne dans un bassin et ne peut naviguer...dommage!
 
 
Puis nous arrivons devant les restos du port où trois femmes nous sautent dessus pour nous proposer leurs plats: merci mais on a déjà mangé.
 
Nous pensions voir une colonie d'otaries qui a élu domicile près des restos (car nourries des restes) mais on nous dit qu'elles viennent plus tard. Nous repartons donc vers le centre, en longeant le port et la mer.
 
 
En route, nous nous arrêtons photographier des pélicans, il y en a pleins. 
 
 
Puis juste à côté, qu'apercevons nous? La fameuse colonie d'otaries. Elles prennent leur bain ici avant d'aller manger aux restos... 
 
 
On s'approche, elles sont gigantesques! Puis d'un coup, l'une d'elle sort de l'eau pour prendre le soleil, elle est juste à côté de nous.
 
 
 
Nous ne tardons quand même pas trop, le coin n'est pas super bien fréquenté...
 
Pour finir notre balade, nous repassons par le centre pour rejoindre la plage se situant à côté de notre hostel. L'eau est bien claire, il y a de belles vagues. On s'y baignerait bien si l'eau n'était pas si froide... 
 
 
 
Cette plage est d'ailleurs un spot de surf. Nous voyons beaucoup de monde à l'eau pour pratiquer surf et bodyboard. 
 
Le lendemain, samedi, nous prenons un bus pour aller visiter Humberstone. C'est une ancienne ville-usine où l'on produisait du salpêtre, ou nitrate de sodium, un engrais naturel. La production a été arrêtée en 1959, concurrencée par les engrais synthétiques. La ville et l'usine sont restées abandonnées depuis. 
 
Pour y accéder, nous grimpons l'énorme montagne aride qui surplombe Iquique et voyons une dune paraissant engloutir la ville. Puis c'est la traversée du désert pendant une heure environ pour arriver sur place. Nous découvrons alors une véritable ville fantôme en plein désert!
 
Tout est resté tel quel, ce qui donne vraiment l'impression d'arpenter une ville abandonnée. Le site se compose d'une partie habitation, d'une partie industrielle et des bâtiments publics. Des anciennes maisons ont été aménagées pour y exposer des objets de la vie quotidienne. D'autres ont été aménagées telles qu'elles pouvaient l'être à l'époque. On s'imagine mieux les conditions de vie dans cette ville-usine.
 
Ensuite, on se dirige vers la partie industrielle. Nous nous baladons sans réelles explications à part notre plan qui nous indique à quoi servaient les différents bâtiments.
 
 
 
Puis nous montons rapidement au mirador surplombant le site. On se rend bien compte que nous sommes en plein désert. Un petit air de village abandonné du far-west...
 
 
 
Enfin, nous terminons notre tour du site par la place centrale où nous trouvons autour: école, collège, hôpital, théâtre, auberge, marché, terrain de basket, église, piscine... une vraie organisation de petite ville. Le tout construit en bois et en tôle. Ici, au plus fort de l'activité, 5000 personnes habitaient Humberstone!
 
 
 
 
 
 
Au théâtre, nous rencontrons une belle agitation, personnes déguisées, caméra... nous apprendrons en sortant du site qu'un film est en tournage "Fatamorgana de amor con una banda de musica".
 
Il est 18H, le soleil commence à baisser, nous avons passé plus de 2H à l'intérieur du site. Malgré le manque d'explication, la visite vaut le détour rien que pour l'ambiance de ville abandonnée.
 
Si vous souhaitez plus d'explications, quelques liens:
http://cecinestpasunvoyage.wordpress.com/2013/04/08/le-fantome-humberstone/
http://whc.unesco.org/fr/list/1178
 
Une heure de bus plus tard, nous voilà revenus à Iquique. Encore un petit plat "maison" et nous partons nous coucher.
 
Le lendemain, dimanche, nous décidons d'aller goûter les spécialités culinaires du marché. A peine entrés à l'intérieur, les rabatteuses de chaque restaurant nous entourent pour nous faire manger chez elles. Après s'être assurés du prix et des plats proposés, nous nous installons dans l'un d'eux. Une sopa de mariscos (soupe de fruits de mer et de poissons) et un plat de poisson plus tard, on repart en se disant que ce n'est pas plus mal de se faire à manger...
 
Nous souhaitons ensuite aller faire un tour à la zone franche pour y acheter des chaussures pour Guillaume... En effet, les treks et randos commencent à avoir raison des anciennes. Malheureusement, on apprend que c'est fermé le dimanche sauf quelques jours dans l'année. Tant pis, on achètera ça au Pérou!
 
Nous revenons donc à l'hôtel après avoir acheté nos billets de bus pour Arica pour le lendemain.
 
Dernier soir à Iquique. A 23H, une petite fête s'organise à l'hostel. Nous allions nous coucher mais bon, on ne va pas refuser l'invit'. On se retrouve alors avec deux canadiennes, une chilienne et les deux mecs de l'hostel à boire des bières. Nous nous disons rapidement que la petite fête était une excuse pour que les deux mecs essaient de "choper" les canadiennes. On part se coucher après quelques bières, on ne saura rien sur la fin de la soirée...
 
Lundi matin, après le petit déj', nous partons pour notre dernière étape au Chili: Arica!

Publié à 03:52, le 28/04/2013, dans Chili, Iquique
Mots clefs : paseo baquedanoplaza arturo pratnavire esmeraldaotariesHumberstonepélicansplage


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