A l'autre bout du bout du monde

Sorata (21-26 Mars)

Après Copacabana nous sommes de retour à La Paz, étape obligatoire avant de nous rendre à Sorata. Nous retrouvons l'hôtel Cactus que nous avons laissé une semaine auparavant, ainsi que nos fiefs: chinois, api, salteñas. Les rues de notre quartier n'ont pas changé: toujours pleins de touristes opportunistes qui essaient de vendre des babioles dans la rue à côté des boutiques de locaux, afin de pouvoir poursuivre leur voyage. Encore et toujours des hommes voulant nous vendre un fossile à tous les coins de rue en nous disant "fossils!", et toujours la même réponse: "que  veux-tu que je fasse avec ça?". En tous cas, la foule et les gaz d'échappement ne nous avaient pas manqués. 

Nous profitons de notre escale pour aller faire le plein de nourriture pour notre prochain trek. Nous nous rendons alors dans un des seuls supermarchés de la ville, où nous hallucinons un peu des prix. En effet, ici, c'est deux à trois fois plus cher qu'au marché et ce ne sont sûrement pas n'importe quels boliviens qui viennent s'approvisionner ici. Pour nous ça reste correct et puis il n'y a qu'ici que l'on puisse trouver notre bonheur: paquets de céréales, nouilles chinoises et sauces pour les pâtes, humm de bons repas en perspective!
 
Vendredi, nous partons ce coup-ci avec notre équipement au complet et nos provisions direction Sorata. Il s'agit d'un petit village enclavé dans la montagne au nord de La Paz, au pied de l'Illampu, haut sommet de 6368m. Sur la route, nous passons un col dans les nuages et arrivons dans la vallée de Sorata sous la pluie. Nous trouvons rapidement un logement et nous mettons en quête de renseignements pour le trek de la laguna Glaciar que nous avons prévu de réaliser. La dame de l'hôtel nous dit que c'est impossible de nous y rendre sans guide mais que nous pouvons tout de même trouver une carte des environs dans le village. 
 
L'association des guides de Sorata se trouve juste en face de chez nous, allons y faire un tour pour voir ce qu'ils nous proposent. D'après notre interlocuteur, il est dangereux de s'aventurer seuls dans cette montagne inconnue de nous. Un couple de suisses aurait tenté il y a quelques semaines, se serait perdu, et aurait passé cinq nuits là-haut avant d'être retrouvé, sans même avoir pu planter leur tente. Il nous montre alors la fameuse carte: en effet, elle ne nous aidera pas beaucoup. L'échelle est beaucoup trop grande et probablement que la moitié des chemins ne sont pas indiqués. Nous nous faisons alors à l'idée qu'il va falloir partir avec un guide. On nous explique alors comment se déroule le trek: 
 
- Premier jour: départ de Sorata à 2677m et arrivée à Lacatilla à 4200m (1500m de dénivelé pour la première journée, rien que ça!)
- Deuxième jour: chemin plus plat pour nous rendre à la laguna Chillata également à 4200m
- Troisième jour: le jour J pour se rendre à la laguna Glaciar à 5038m puis retour au campement à la laguna Chillata
- Dernier jour: descente jusqu'à Sorata.
 
Ca, c'est si on veut faire le trek en quatre jours en faisant un circuit. Il y a aussi la possibilité de le faire en trois jours en faisant un aller retour à la laguna Chillata puis Glaciar mais cette deuxième option nous semble moins intéressante. Après une dure négociation, nous partirons dès le lendemain avec un guide et sa mule pour quatre jours dans la haute montagne. Nous espérons fortement que le temps s'améliore. Le guide de l'asso implorera même la Pachamama pour que le soleil fasse son apparition. 
 
Le soir, nous rencontrons un couple de français du Gers, d'une cinquantaine d'année. Ils viennent d'arriver en Bolivie pour 5 semaines, et trouvent les Boliviens peut enthousiastes. Ca fait 25 ans qu'ils voyagent chaque année en prenant tous leurs congés annuels d'un coup, et alternent entre l'Asie et l'Amérique du Sud. Ils ne sont pas très sportifs, et profitent donc du mauvais temps pour se boire une bière au bar, et ils ont bien raison. Leur pire souvenir de voyage pour le moment est le Venezuela: tout le monde serait baricadé, tout le monde a peur, dès la nuit tombée mieux vaut ne pas sortir de l'hôtel, c'est beaucoup trop dangereux dans la rue. En revanche, leurs meilleurs souvenirs restent de bout en bout le Sri Lanka, et le Pérou! 
 
Le lendemain matin, il faut croire que la Pachamama a été à l'écoute puisque nous nous réveillons avec un beau ciel bleu! Ca tombe très bien! Nous enfilons quelques salteñas sur la place du village, puis nous rendons à l'asso où nous rencontrons notre guide pour quatre jours: Hilario. Il est originaire de Conani, un petit village dans la montagne au-dessus de Sorata, et a une trentaine voire une quarantaine d'années. Il nous semble bien sapé pour partir trekker: petites chaussures de ville, pantalon droit... Nous partons sacs sur le dos arpenter les routes pentues de Sorata, déjà avec quelques soucis pour respirer, jusqu'en haut du village. Là nous découvrons déjà le sommet ensoleillé de l'Illampu.
 
 
Notre guide pointe du doigt en direction du sommet, ou presque et nous dit: "dans deux jours, on sera là-bas!" Et bien il va y avoir du boulot! Puis nous faisons connaissance avec notre mule qui nous attendait là. Son nom: "Mula nos mas", mula c'est tout, et c'est un mâle! Nous n'aurons pas la chance d'entendre le cri de l'âne pendant quatre jours, qui commence à nous manquer depuis l'Isla del Sol. Et oui, Mulanomas étant un croisement d'âne et de cheval, il reste aussi bavard qu'un cheval!
 
Hilario enroule tout notre attirail dans un drap, rabat chaque coin au milieu et sert avec deux gros noeuds. Puis il charge le tout sur la bête qui reste bien calme. Il passe une corde par dessus, dessous, sert bien le tout, tellement bien qu'on croirait que notre mule va s'étouffer. Enfin, nous sommes prêts, c'est parti!
 
L'ascension commence doucement, mais quand même, ça ne fait que monter! C'est le premier jour, nous sommes en forme, alors on cavale comme des chamois. Notre guide nous propose même à plusieurs reprises des "descanso", des pauses, surtout pour la bête qui a l'air d'être un peu fainéante, et n'en loupe pas une pour bouffer de l'herbe. 
 
 
Après trois-quatre heures de marche, nous dominons maintenant bien la ville, et arrivons à hauteur de Conani qui se situe sur l'autre flanc de la montagne en face. Hilario nous dit que son village se situe à 2800m et que nous aussi. Hein? Sorata est à 2700m, nous n'aurions donc monté que 100m depuis trois heures? On se regarde sceptique, pas possible!! Notre guide semble avec des petits problèmes d'estimation de l'altitude... Ce n'est pas très encourageant, nous avons quand même 1500m à monter aujourd'hui!
 
Sur le chemin, nous croisons quelques personnes, dont des mamies, qui descendent de leur village perché jusqu'à Sorata avec leur tissu andin sur le dos, pour aller acheter quelques produits de nécessité dont du sucre, de la farine... et font l'aller retour dans la journée, quelle forme!!
 
Nous faisons alors une pause déjeuner, l'occasion de goûter les pâtes chinoises que nous avions achetées. Apparemment, avec l'altitude et le manque d'oxygène, le gaz se consomme beaucoup plus vite, et les cuissons sont plus longues. Avec les nouilles chinoises, en cinq minutes, c'est prêt! Bon, c'est pas terrible, mais ça cale. Hilario, lui, mange de son côté et refuse nos bonnes pâtes. On avait convenu avec l'asso que le guide s'achète sa nourriture, parce que nous avions déjà acheté tout ce qu'il faut pour nous deux à La Paz. Du coup, il mange de son côté, c'est un peu étrange...
 
Pour l'instant nous n'avons pas échangé grand chose. Hilario se contente de répondre à nos questions, pas plus. Il ne nous donne aucune info sur le parcours de la journée, et ne nous pose aucune question.
 
La pause déjeuner finie, nous repartons arpenter la montagne, ça monte, ça monte! Vers 16H, nous arrivons enfin au village de Lacatilla. C'est là que nous allons passer la nuit! Et il est temps parce que nous en avons plein les pates. Nous posons alors la tente sur un terrain surplombant le village. Les nuages nous ont rattrapés et recouvrent maintenant la vallée.
 
 
Nous nous retrouvons de temps en temps au beau milieu du brouillard, ne distinguant même plus les maisons. A peine le repas terminé, il fait déjà nuit, et c'est à la frontale que nous allons faire notre vaisselle avant d'aller nous coucher... à 20H.
 
Dimanche, nous entâmons notre deuxième journée de trek sous le soleil. L'Illampu est parfaitement découvert! Aujourd'hui, d'après notre guide, est une journée assez tranquille, sans trop de dénivelé... plutôt plat d'après le geste de sa main. Nous quittons Lacatilla en abordant une première montée, puis arrivons vite à "una buena vista". En effet, nous dominons les environs, avec Sorata au fin fond de la vallée, et nous sommes à la hauteur des nuages!
 
 
 
 
 
Hilario nous montre alors la montagne en face de nous, de l'autre côté de la vallée: nous allons passer derrière. Ah bon? Mais... ce n'est pas censé être "plat" aujourd'hui? Eh bien nan! Hop, nous descendons vers le fond de la vallée, en nous disant que tout ce que nous descendons devra être remonté...
 
 
Puis on attaque la pente de l'autre montagne... Ca devient difficile... Notre guide nous dit qu'on est "muy cerca", très près. On espère alors que derrière le haut de la pente se cache la fameuse laguna Chillata. Mais non! Arrivés en haut, nous nous rendons compte qu'une autre pente se cache derrière, nous n'en voyons même pas le bout... Nous commençons vraiment à desespérer. Notre guide ne nous dit rien, si ce n'est nous faire croire à mi-chemin qu'on y est presque. Ok, ça ne fait que trois heures qu'on marche, mais entre les montées, les descentes, après notre grosse journée d'hier, on en chie et on en a plein les pates. Nous n'avons qu'une hâte: arriver pour nous reposer.
 
Tout à coup, nous apercevons un oiseau géant dans le ciel. Est-ce un condor? Nous n'en avons pas encore vu! Oui! Il s'agit bien d'un condor! Nous faisons une courte pause pour admirer le volatile planer dans les airs très haut au-dessus de nos têtes, puis nous repartons.
 
Finalement, après cinq heures de marche, nous voilà face à la laguna Chillata. Grandiose! Nous sommes tellement contents de la voir!
 
 
 
 
Vite nous installons la tente, nous mangeons, nous nous allongeons... Pour nous la journée est finie. Il est 14H. Nous sentons tellement la fatigue que nous ne pouvons plus bouger. Chaque mouvement devient un effort considérable. Nous sommes à plat, cuits, cuits, cuits. Il ne nous reste plus qu'à dormir. Le soleil tape fort à travers les nuages, et la tente devient un vrai sauna. Tant pis, nous on reste là...
 
Soudain nous entendons un souffle inhabituel dans les airs. Nous sortons de la tente, et là, "el condor pasa". Nous voyons un énorme condor planer lentement, majestueusement juste au-dessus de nos têtes. Quelle belle bête! Noir, avec un col blanc, son envergure paraît bien plus grande que celle de nos deux bras étendus s'apprêtant à voler. Et surtout ce bruit! Comme un cerf-volant. Nous n'aurons que quelques petites secondes pour l'admirer que déjà il redisparaît derrière la montagne...
 
En fin d'aprem, un peu de force récupérée, nous sortons la tête de la tente pour nous apprêter à dîner.
 
 
Hilario vient alors nous dire qu'il va descendre dans son village pour y passer la nuit. Il nous laisse seuls avec la mule qui continue à brouter tranquillement, et reviendra demain matin accompagné de la personne qui va garder notre campement pendant toute la journée. Après avoir mangé nos pâtes farinées collantes, une vraie bouillie, hummm... nous suivons les dernières recommandations d'Hilario: rien à l'extérieur de la tente, ni même les chaussures. 
 
Juste avant la tombée de la nuit, nous avons droit à un magnifique spectable: le soleil, bien bas, éclaire les hauts sommets enneigés à travers les nuages, superbe!
 
 
 
 
A 19H20, il fait nuit, nous retrouvons notre sac de couchage.
 
Lundi matin, le temps est correct... ouf!
 
 
Aujourd'hui est une grosse journée: 7-8H de marche aller-retour pour nous rendre à la Laguna Glaciar, 850m de dénivelé en plus... La nuit a été longue, nous sommes en pleine forme et c'est assez inattendu vu notre état de la veille. Hilario est revenu, accompagné de sa femme qui va faire la gardienne, et de son chien. Nous laissons Mulanomas à la laguna, et partons tous les trois arpenter la haute montagne. Nous surplombons toujours les nuages et grimpons, grimpons.
 
 
Le souffle est toujours aussi difficile, pour avancer, pour récupérer. On ne fait pas trop de différence avec la veille, s'empire-t-il avec l'altitude? Il n'y a pas de changement, on a de grosses difficultés à respirer en marchant. Du coup, on fait des pauses à chaque virage, pendant qu'Hilario gambade devant. Il nous propose quand même des pauses plus longues régulièrement. 
 
Une nouvelle fois, nous nous retrouvons devant un cirque qu'il va falloir contourner. En face, il faudra grimper encore et encore, la laguna se cacherait derrière... Après quatre heures de marche, nous nous retrouvons en face, au pied d'une nouvelle, grande montée... Ce jour, nous nous sommes promis de ne pas demander à Hilario combien de temps il reste, si nous y sommes presque, ou encore à quelle altitude nous sommes. Nous ne voulons pas avoir de faux espoirs à nouveau. De toutes façons il n'y a qu'à marcher et avancer. Il ne manque quand même pas de nous dire encore que nous sommes très près, et plat, alors que la dernière montée n'en finit pas. Elise se décourage, et est prête à abandonner... Ce serait dommage, nous sommes tellement prêts. Il ne devrait pas rester beaucoup de temps...
 
Soudain, nous voilà au bord d'un ruisseau coulant d'un énorme glacier!
 
 
 
Ca y est, nous y sommes! Eh bien non! Notre guide nous dit que ce n'est pas la laguna Glaciar, qu'il faut encore monter ça. NAANNNNNN! Là c'est pas possible... On n'en peut plus. Et surtout, il va falloir faire le chemin inverse. Allez, encore un peu de courage... Nous montons silencieusement cette dernière côte et arrivons enfin à cette fameuse laguna...
 
 
Wow! Nous y sommes! On a réussi! On a vaincu l'altitude, nous voilà à plus de 5000m, au dessus des nuages. L'endroit est superbe! Nous guettons le sommet des montagnes en espèrant que les nuages se dégagent, en mangeant des bonnes nouilles chinoises. 
 
 
Cinquante minutes dans ce lieu magnifique, cinquante petites minutes après cette looongue ascension, et nous devons déjà repartir. Il est 15H15, nous avons mis six heures à l'aller, il faudrait quand même rentrer avant la nuit. C'est reparti!
 
Le temps s'est bien recouvert, nous sommes complètement dans les nuages. Nous nous dépêchons pour ne pas nous faire saucer, et arrivons finalement vers 17H30 au campement. Hilario dit au revoir à sa femme, mais pas à son chien qui a décidé de rester avec nous. C'est notre dernier soir de trek, nous proposons donc à Hilario de se joindre à nous pour un fabuleux repas: soupe au queso à l'émail de casserole (beurk) et spaguettis à la sauce et au regiannito, humm. Sans oublier les cacahuètes qui font bien plaisir! Ca y est, au bout de trois jours, Hilario se met enfin à nous parler un peu. Il nous raconte qu'à côté de son activité de guide, il fait de l'agriculture comme tous les autres habitants de Conani: champs de maïs et de patates. Il a aussi quelques poules, cochons, vaches, pour le lait et la viande. Sans oublier la mule qui sert aussi à ramener des provisions de Sorata! A Conani, il y a même une école, jusqu'à l'âge de 18 ans!
 
Encore une fois, nous ne tardons pas à nous coucher pour soulager nos petites jambes en se remémorant cette difficile mais belle journée.
 
Dans la nuit, nous sommes réveillés par la pluie qui tombe sur notre tente, et le vent qui s'y met! Nous tentons de tenir les arceaux pour ne pas que la tente nous lâche et nous tombe dessus. La porte de notre tente de ferme plus, l'eau rentre par devant et trempe nos sacs. Les sardines implantables dans le sol caillouteux tiennent à l'aide de grosses pierres que Guillaume va remettre en place en se faisant bien saucer. Nous attendons que la pluie se calme et que le jour se lève. 
 
Au réveil, plus de pluie, mais beaucoup de nuages. Il a bien neigé pendant la nuit: toutes les montagnes alentours sont blanches de neige! Nous replions tout le matériel trempé, puis à peine repartis il se remet à pleuvoir. Nous nous faisons littéralement saucer. Pas grave, c'est notre dernier jour de trek, nous avons bien eu de la chance jusqu'à maintenant!
 
Arrivés à 10H à Conani, Hilario nous dit qu'il se rend à Sorata en voiture. Nous embarquons à bord, sur une route de montagne longeant encore un ravin puis arrivons en fin de matinée à Sorata où nous retrouvons notre hôtel, nos affaires, et une bonne douche chaude!
 
Nous sommes affamés et rêvons de bonne bouffe. Nous déchantons vite devant le manque d'enthousiasme et de motivation des femmes quand nous demandons dans les restaurants ce qu'elles proposent pour le déjeuner. Répondant dans leurs barbes sans nous regarder, ou de travers, hésitantes... ça ne nous donne pas envie de rester. Nous nous trouvons tout de même un burger accompagné d'un pisco sour (éh oui, ce n'est pas le pays du pisco, mais pourquoi pas!).
 
Finalement, nous décidons de repartir dès demain. Le manque d'enthousiasme et de dynamisme des gens est un peu exaspérant, autant aller nous reposer à La Paz où nous pourrons retrouver nos fiefs dynamiques.
 
C'est ainsi que nous quittons Sorata le lendemain, une nouvelle fois en direction de La Paz avant de partir à Coroico où un nouveau trek nous attend.
 
 

Publié à 18:47, le 4/04/2013, dans Bolivie, Sorata
Mots clefs : Lacatillalaguna chillatalaguna glaciarIllampualtitudetrekking


la vache !

03:11, 6/04/2013 .. Publié par Etienne de rennes
t'as encore bonne mine !!mais ca bronze pas trop apparement. sinon ya bruno le niçois qui est en martinique en ce moment ! ;) à plus courage ti mal!! la bise

commentaire photos

00:52, 10/04/2013 .. Publié par la marie
Vous avez l'air de pêter la formee...malgré l'altitude ! Que de beaux paysages! petits veinards !!

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