A l'autre bout du bout du monde

Iruya (14-16 Février)

Jeudi matin, nous montons à bord du bus qui doit nous emmener à Iruya. Là encore, une route sympathique en perspective: environ 70km pour 3H de route! On met les sacs sur le toit et c'est parti!  

Nous quittons la route au bout d'une vingtaine de kilomètres pour prendre une piste qui nous mènera jusqu'à Iruya! Après quelques montées-descentes et un arrêt au village d'Iturbe, nous abordons l'ascension du jour. Celle-ci doit nous mener à 4000m, nouveau record pour nous! Nous avons d'ailleurs même acheté de la coca au cas où le mal des montagnes (le soroche) se ferait sentir!
 
Mais la montée se passe bien, le bus avance doucement et il n'y a pas d'à pics trop vertigineux. Le décor est lui assez étonnant: des champs remplis de pierres, telles des météorites tombées du ciel!
 
Puis une fois le col passé, nous découvrons d'autres hautes montagnes en face, derrière une vallée magnifique formant une sorte de canyon. Nous apercevons aussi la route par laquelle nous allons passer et même des maisons tout en bas. 
 
 
 
Oulà!!! La descente va être plus compliquée! Le bus doit passer vraiment près du vide et les virages sont serrés! Elise ferme les yeux à chaque virage...
 
 
 
Après une longue descente, lente mais prudente de notre chauffeur, nous arrivons enfin à Iruya, village littéralement accroché à la montagne. Au bout de trois heures de trajet et cette descente improbable, ce village sort vraiment de nul part. En tout cas, nous sommes bien contents d'être arrivés et Elise est soulagée. En descendant du bus, les propositions d'hospedajes se bousculent. Nous nous installons dans l'une d'elles, d'où nous avons en prime, une vue imprenable sur la vallée.
 
 
 
Le midi, nous déjeunons dans ce qui deviendra notre fief, un petit resto à dix mètres de notre hospedaje. On y sert tous les midis la même chose: une pizza en entrée, du poulet ou une milanesa en plat et une banane au dulce de leche en dessert. Rien de grandiose, c'est simple mais ça cale! Et à 25 pesos le menu (à peine 4€), il n'y a pas de quoi se priver!
 
L'après-midi, une petite balade dans la ville et ce sera tout. Le village est tout petit mais les rues étroites grimpent sacrément! 
 
Le soir, nous dînons dans un resto où il doit y avoir un concert + mini conférence + film. Nous sommes quasi seuls puis la salle se rempli pour finir bourrée à craquer lorsque la musique commence! Ce soir, c'est vraiment là qu'il faut être à Iruya! 
 
Un groupe était prévu mais c'est un mec seul qui commence. Il joue de la guitare mais malheureusement il chante aussi faux qu'il joue bien! 
 
Puis, vient la conférence, avec un mec qui réussit la performance de passer du maïs aux étoiles, en enchaînant par une théorie sur l'alignement des villes de Cuzco-Potosi, puis finit par l'histoire d'Iruya... un sacré programme. Après un long, très long monologue, il repassera enfin la main à notre guitariste qui chante faux et à un papi très impatient avec son tambour...
 
 
Enfin, pour clôturer la soirée, on nous projète un film d'une vingtaine de minutes sur l'histoire et le métissage indien et espagnol d'Iruya. Malheureusement nous n'entendons pas grand chose et ne comprenons rien au film donc nous quitterons les lieux avant la fin... dehors, c'est le déluge.
 
Le lendemain matin, au petit dèj', nous tombons sur un canadien et un strasbourgeois qui déjeunent à notre hospedaje. Ils étaient au même resto que nous hier soir donc on rigole de la soirée puis on échange sur nos voyages respectifs.
 
L'après-midi, nous nous décidons enfin à bouger un peu. Nous partons à l'assaut d'un mirador au dessus de la ville. Pas si facile avec l'altitude. En effet, nous sommes presque à 3000m et nous sommes vite essoufflés! Mais la vue de là-haut en vaut la peine.
 
 
 
 
Au mirador, nous rencontrons Andy, un argentin de Cordoba. Il est en vacances pour quelques semaines et ensuite reprendra les cours pour sa dernière année d'étude. Nous redescendons avec lui, en passant par le cimetière très coloré de la ville. 
 
 
Une fois en bas, une petite bière ensemble pour récupérer puis nous partons vers un deuxième mirador. Ce coup-ci, nous sommes en face du village, de l'autre côté du rio. 
 
 
 
Nous pouvons encore monter bien plus haut mais le temps se couvre, la pluie commence à tomber et la nuit aussi, nous rentrons donc au bercail. 
Le soir, on essaiera de dormir tant bien que mal mais des argentins squattent sur la terrasse juste devant la chambre en chantant, jouant de la musique... pas possible de dormir sans les boules quies! 
 
Le lendemain, après un dernier repas dans notre restau favori, il est déjà l'heure de quitter Iruya. Et même si Elise appréhende le retour et la route vertigineuse, il faut bien repartir un jour! Désormais, il nous reste peu à parcourir pour arriver en Bolivie. Dernière étape en Argentine: Yavi!

Publié à 23:08, le 25/02/2013, dans Argentine, Iruya
Mots clefs :


Iruya, "le bout du monde"

23:16, 25/02/2013 .. Publié par Rémi (et Chana)
Super que vous soyez allés à Iruya !
Ca reste mon meilleur souvenir je pense dans le Nord-Ouest !

Bises et bonne continuation ! =)

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