A l'autre bout du bout du monde

Puerto Natales et le Parc National Torres del Paine (01-08 Décembre)

D'Ushuaia à Puerto Natales, il a bien fallu 15H de bus, entre une nouvelle traversée du détroit de Magellan, et encore un autre passage de frontière. Nous voici ce coup-ci au Chili pour une petite semaine!

Nous arrivons en début de soirée à Puerto Natales, petite ville tranquille sortie de nulle part, sur les bords de l'eau, entourée elle aussi de sommets enneigés au loin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous rendons directement au "Melting Pot", petite auberge très roots conseillée par un couple de français que nous avions rencontré au camping d'Ushuaia et qui sont potes avec les gérants. L'inconvénient, c'est qu'il n'y a que des français à l'auberge! Pour 6000 pesos chiliens la nuit par personne avec petit dèj', on peut y dormir en dortoir ou en chambre, dans des lits simples. Il y a une cuisine pour faire sa popote, lieu de vie très convivial, ainsi qu'un salon avec télé et wifi. Les gérants de l'auberge (Audrey, Germain et John, 2 français et un chilien) connaissent bien le parc Torres del Paine et nous proposent de nous guider pour le trek à venir. Eh oui, le principal intérêt de la ville est qu'elle est la porte d'entrée au parc national, raison pour laquelle nous sommes ici! Mais avant de partir arpenter le parc, nous décidons de nous poser 2 jours ici afin de préparer le trek, et se mettre en forme!

Le lendemain, Dimanche, le ciel est bien nuageux, et il pleut, il pleut sans cesse. Nous consultons la météo à venir: apparemment le soleil serait de retour dès Mardi, et ce jusqu'à Samedi. Parfait! Nous partirons donc Mardi au parc. Nous passons la journée de Dimanche au chaud (relatif) et au sec, à prévoir notre itinéraire de 3 mois pour la remontée du Chili et de l'Argentine. 
 
Lundi, John nous brieffe un peu sur le parc. Il y a la possibilité d'y faire 2 grands treks: une grande boucle de 7 à 10 jours, et le fameux "W" qui comme son nom l'indique est un parcours en W (plutôt en forme de cul) qui se fait sur 4 à 5 jours. Il y a dans le parc la possibilité de dormir en camping gratuit, sans aucune commodité, ou bien en camping payant (de 4000 à 8000 pesos chiliens par personne) avec l'avantage de pouvoir prendre une bonne douche chaude. Il y a aussi quelques refuges. Nous prévoyons de partir pour 5 jours faire le W, ce qui nous parait déjà pas mal!
 
Aussitôt le parcours décidé, nous partons dans la ville nous ravitailler. Il y aurait dans le parc la possibilité d'acheter à manger, mais tout coute 3 fois plus cher. Tout le monde part donc avec sa bouffe sur le dos. Comment se nourrir sans porter trop de poids? C'est simple, ça se résume à des pâtes, et du riz! Nous nous faisons quand même bien plaisir pour le petit déjeuner, et emportons une sorte de yop, des céréales, et des fruits frais à mélanger en morceaux dans les céréales, comme les ptits déjeuners de Sparrow, humm! C'est bien bon les fruits, mais ça pèse! Au total nous aurons donc à porter: une tente, 2 matelas autogonflables, 2 sacs de couchage, 1 casserole, 1 réchaud avec une recharge supplémentaire au cas où, 2 bouteilles d'eau (possibilité de se ravitailler dans les rivières), 2 yop, 2 paquets de céréales, 3 kilos de fruits (!), 1,5 kg de riz, 1,5 kg de pâtes, des cubes de bouillon pour saler et donner du goût aux féculents, 4 sachets de soupe en poudre, 12 oeufs durs, et 2 petits paquets de sauce quand même pour nous faire un peu plaisir avec les pâtes. Sans oublier un 2ème jeu de vêtements, une minie pharmacie, l'appareil photo avec ses 2 batteries pleines, et la crème solaire! Très importante car la couche d'ozone est très mince en Patagonie, et donc le soleil très dangereux. Au total, nous aurons environ 30 kg à nous répartir, sur le dos. Une fois prêts, nous nous endormons tôt pour une bonne nuit de sommeil, demain nous attend le Torres del Paine!
 
A 7H30 le lendemain, le minibus arrive à l'auberge. Nous montons à bord en compagnie de 3 françaises et un couple de belges rencontrés ici au Melting Pot. Les françaises font le W comme nous, mais les belges bien motivés vont faire le grand tour. Nous roulons pendant 2H30, et sur la fin du parcours nous apercevons les Torres (" tours" en français) quasi découvertes qui se dressent devant nous au milieu des montagnes enneigées, surplombant des lacs d'une couleur incroyablement bleue.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sur le chemin nous croisons quelques troupeaux de guanacos. En arrivant au parc, nous rencontrons un couple franco-hispanique que nous avions déjà rencontré en faisons le trajet Puerto Madryn - Ushuaia. Décidément!
 
A 11H30, ça y est, nous avons les sacs sur le dos, c'est parti pour 5 jours de trek. Nous attaquons directement l'ascension vers les Torres. Il s'agit de la partie la plus difficile du trek, que certains conseillent de faire en dernier avec les sacs plus allégés, mais vu qu'il fait beau aujourd'hui et qu'on les voit bien, on a une chance de ne pas être dans les nuages une fois arrivés en haut. La montée est difficile, les sacs pèsent lourds. On se dit que peut-être on a emmené un peu trop de fruits. Au fur et à mesure que nous montons, nous apercevons de mieux en mieux le lac derrière nous, et son bleu-vert magnifique. Nous sommes en polaire voire juste T-shirt, il fait bon!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une fois la première ascension terminée, nous sommes déjà bien haut et nous suivons un chemin qui longe la vallée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous arrivons au premier refuge après 2H30, il ne nous reste que 1H30 dans la forêt pour atteindre le camping. Il est grand temps d'y arriver! Même si la marche n'aura pas été très longue aujourd'hui, les sacs sont vraiment lourds et ça nous fatigue bien. Le camping des Torres se situe au bord d'une petite rivière, dans un bosquet. Nous plantons notre tente au bord de l'eau, mais il n'est pas encore l'heure de se reposer car l'ascension n'est pas vraiment finie. Depuis le camping, il faut 45 minutes de grimpette en plus pour rejoindre le mirador, c'est-à-dire le point de vue sur les Torres!
 
A 17H nous attaquons la dernière partie. Ca grimpe, ça grimpe. Nous nous sentons tout légers sans nos sacs, ça fait du bien! Nous cavalons donc comme des chamois! Dans la montée nous nous retrouvons encore nez à nez avec Vanessa et Jean-Adrien! Ils nous suivent partout! Une fois au sommet nous avons un merveilleux spectacle devant nous.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les Torres se dressent là devant nous, à moitié enneigés, surplombant un petit lagon d'une couleur bleu-grise. Quel calme! On se dit qu'on en a chié, mais on les a bien méritées! Pendant que nous sommes là à les contempler sous le vent qui nous refroidit rapidement, nous apercevons un zorro (sorte de renard de Patagonie) sortir de sa tanière et se rapprocher de nous.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous redescendons au camping, buvons une bonne soupe pour nous réchauffer, un bon plat de pâtes et hop au lit! Il est 21H, il fait encore jour, mais nous tombons vite dans les bras de Morphée.
 
Le lendemain, Mercredi, 2ème jour de trek: le réveil sonne à 4H30. En effet, la veille on s'était dit que ça pourrait être magnifique d'aller observer les Torres depuis le mirador, au moment du lever de soleil à 5H30. Il fait encore nuit, Elise arrive à peine à ouvrir les yeux, Guillaume enfile ses épaisseurs de vêtement et se motive pour une nouvelle ascension, à la torche. Il s'en va en galopant pour battre le record de temps d'ascension de la veille, et mettra 30 minutes au lieu de 45!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le spectacle ne sera malheureusement pas tout en couleur car des nuages cachaient le soleil. En tout cas il y avait beaucoup de monde là-haut! De retour au camping, il finira sa nuit tranquillement.
 
A 8H, le réveil ressonne. Ce coup-ci, il faut se lever! Nous ne sommes pas trop courbaturés, Elise est toute fraîche après avoir fait quasi un tour du cadran. Nous faisons le plein de vitamines et de céréales avec notre super ptit dèj', et là on se dit qu'on a bien fait de les prendre ces fruits! Ensuite repliage de tente, enfilage de sacs, et c'est parti pour la 2ème journée! Nous redescendons la première patte du W, jusqu'au point de vue sur le lac de la veille, puis prenons un "raccourci" pour rejoindre le bas du W et longer le lac Nordenskjöld jusqu'à la vallée des Français. Ce lac est lui aussi magnifique!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La rando est longue... surtout que sur le chemin nous ne croisons pas de camping, ni de refuge, ni aucune installation qui nous permette d'utiliser notre réchaud pour faire le plein de riz. En effet, il est interdit d'utiliser son réchaud n'importe où dans le parc. Finalement à 17H30, nous arrivons au refuge los Cuernos où nous reprenons enfin des forces. Nous en avons pleins les pattes, mais décidons tout de même de pousser jusqu'au prochain camping, le camping Italiano à l'entrée de la vallée des Français, où nous pourrons rester 2 nuits d'affilées. Le chemin longe encore et toujours le lac, ça grimpe, ça descend, ça regrimpe, bref c'est un peu les montagnes russes. Puis à 21H nous arrivons enfin au camping. Cela fait 10H que nous sommes partis! Ce coup-ci nous posons notre tente et nous endormons illico.
 
Jeudi, 3ème jour de trek. Nous nous réveillons tardivement, mais c'est pas grâve: aujourd'hui nous attend une journée de marche moins fatigante qu'hier. Nous remontons la patte du milieu du W dans la vallée des français. Pas besoin de replier la tente, et surtout à notre grand bonheur: pas besoin de prendre nos gros sacs! Nous prenons juste le nécessaire pour se faire à manger en haut à midi, et attaquons en pleine forme une nouvelle ascension. Tout d'abord nous longeons le torrent, puis grimpons pour le surplomber et apercevoir ensuite un petit glacier au pied des montagnes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1H30 plus tard nous arrivons au premier mirador, et là c'est juste magnifique: nous admirons derrière nous toujours le même lac, sous le soleil.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques personnes font demi tour ici considérant que l'ascension peut s'arrêter là vu le paysage. Nous décidons d'aller jusqu'au bout et de continuer en direction du haut de la vallée. Nous marchons de nouveau dans la forêt, puis dans la caillasse. Le vent souffle énormément. Nous arrivons au camping britanico, qui est abandonné, et décidons d'aller jusqu'au 2ème et dernier mirador qui se trouve à 20 minutes d'ici. La grimpette n'est pas si facile! Nous arrivons à 1200m, au milieu d'un cirque enneigé, au pied d'autre torres. Là aussi la vue est superbe. Les nuages commençent à arriver et à recouvrir une bonne partie des montagnes. Le vent continue à souffler, nous refroidit bien, et le ventre commence à crier famine. Il est temps de redescendre au camping britanico pour se réchauffer autour d'une bonne soupe et manger quoi?... du riz!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entre temps, nous rencontrons le couple d'hollandais que nous avions rencontré au camping d'Ushuaia! Et qui est-ce qui passe pendant notre soupe? Le couple franco-hispanique! On se suit tous en fait...
 
Nous redescendons vers notre camping pendant 3H, et la journée se finit comme d'hab: soupe, riz, dodo.
 
Vendredi, 4ème jour de trek. La nuit a été dure. C'était la tempête toute la nuit, et le vent a soufflé très fort, on a cru que la tente allait s'envoler. Heureusement, nous ne sommes pas trempés, et la tente est restée en état. Nous remballons nos affaires sous la pluie, nous nous couvrons bien, et partons moins motivés par ce temps. Nous devons rejoindre en 2H le refuge Paine Grande, en bas de la dernière patte du W. Mais les rafales de vent sont violentes et nous font presque tomber par terre. Aussi nous arrivons dans la partie du parc qui a été brûlée par un énorme incendie il y a moins d'un an. Nous ne verrons plus désormais que des forêts d'arbres cramés, et quelque basse végétation qui tente de repousser... Nous arrivons tant bien que mal au refuge, et hésitons à continuer. Il ne nous reste plus qu'un dernier aller-retour à faire vers le glacier Grey, avec une belle ascension encore. Mais le vent est tellement violent, et surtout en pleine poire, que certains au refuge nous disent qu'ils y sont montés en 5H au lieu de 3. Oula. Elise ne se sent pas la force de continuer et de lutter contre le vent, tandis que Guillaume a quand même bien envie de le voir ce glacier. En plus, nous sommes juste à côté de l'embarcadère du bateau que nous devons reprendre pour rejoindre l'entrée et sortie du parc. On se tâte, puis finalement on se dit que c'est dommage d'être arrivés là, et de manquer le fameux glacier. Nous reprenons des forces au refuge, juste à côté d'un autre couple de français croisé dans la navette retour du parc tierra del fuego à Ushuaia. Ca ne s'arrête pas! Nous retrouvons aussi nos 2 belges du Melting Pot entrain de se réchauffer autour d'un thé. Pendant que nous mangeons, le ciel commence à se découvrir, nous apercevons quelques rayons de soleil, puis les sommets se découvrent petit à petit. 
 
A 15H on se décide: allez, on monte vers le glacier! A peine nous commençons à marcher que 2 dames nous offrent gentillement leurs batons de bois en fin de trek. Merci à elles, ils nous ont bien aidés par la suite! Les rafales de vent continuent, c'est de la folie. Nous luttons contre le vent, la pluie, et la pente, au milieu de la nature incendiée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous arrivons à un premier lagon, mais la pause ne durera pas trop longtemps, nous nous envolons toujours avec le vent. Prochaine étape: le lac du glacier avec ses icebergs! Et ensuite, le mirador à mi-parcours, avec vue sur le glacier!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous croisons nos 3 françaises du Melting Pot qui ont bien carburé et sont montées en 2H50! Ca nous réconforte, en nous disant qu'on peut surement faire mieux que 5H! 30 minutes après, nous arrivons au fameux premier mirador. Mais nous ne pouvons rien voir: le vent est trop violent, et surtout il fait voler plein de poussières que nous nous prenons dans les yeux dès que nous levons la tête. On aperçoit vite fait une grosse masse blanche au loin, mais on ne s'y attarde pas, on trace le chemin. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il nous faudra encore 2 bonnes heures de marche  à monter et descendre sur le flanc de la montagne, avec vue sur le lac du glacier, avant de rejoindre notre camping au refuge Grey, payant ce coup-ci, pour pouvoir enfin prendre une bonne douche chaude! Et surtout en fait parce qu'on en a plein les pates et que nous ne voulons pas pousser 2H de plus pour retrouver le prochain camping gratuit. De toutes façons, il est fermé en ce moment! Finalement, nous aurons mis 4H15 à monter, c'est pas trop mal! Nous installons notre tente à peu près à l'abri du vent, et nous nous apercevons qu'un bout d'un arceau est fendu en 2... Il tient encore, mais risque de bientôt nous lâcher. Il ne faut pas qu'il y ait de grosse rafale cette nuit parce que nous risquons de nous retrouver nez à nez avec le toit de la tente!
 
Avant le dîner, nous allons jusqu'au mirador qui se situe à 10 minutes du camping afin d'observer enfin ce fameux glacier. Lorsque nous arrivons, nous voyons pleins d'icebergs bleus suspendus sur le lac, et derrière, le beau, le géant glacier, qui s'étend sur des kilomètres derrière! Nous restons là 10 minutes à l'observer, écouter, photographier... Nous avons bien fait de monter, ça aurait été bien dommage de râter ça! Encore une fois, nos efforts ont été récompensés!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La nuit se passe difficilement... Le bruit du vent est impressionnant, voire même effrayant. Dans le silence de la nuit, on entend d'abord un bruit sourd au loin, puis qui devient de plus en plus fort. On entend le vent se rapprocher doucement, puis on entend les arbres alentours remuer, ça devient très fort d'un coup, on l'entend passer à côté, revenir, passer de l'autre côté sans remuer la tente, revenir, puis PAF! Ca ne loupe pas, on se le prend en plein dessus!! Puis il s'en va pour revenir à nouveau de loin peu de temps après. Tout ce cirque durera une bonne partie de la nuit. La tente se tord dans tous les sens, quelques sardines lâchent, on voit la toile du dessus voler par endroit mais on n'a pas le temps (ni le courage) d'aller la raccrocher, que le réveil sonne 6H30: il est déjà l'heure de se lever. 
 
Samedi, 5ème et dernier jour de trek. Nous replions nos affaires en un temps record. A 8H, nous sommes déjà sur le départ. Aujourd'hui, nous reprenons le même chemin qu'hier, pour redescendre ce coup-ci! Nous avons un bateau à 12H30, ce qui nous laisse normalement un peu de marge. Le vent souffle toujours autant, mais ce coup-ci nous l'avons dans le dos. Ce qui ne reste pas moins dangereux puisqu'il nous propulse vers l'avant! Nous descendons jusqu'au refuge Paine Grande en un temps record: 3H! Les derniers mètres de la randos sont difficiles: les jambes sont lourdes, les pieds douloureux, on sent que c'est la fin. Pas étonnant, nous venons de marcher 70 km en 5 jours.
 
Nous nous installons à la cuisine du refuge pour nous préparer une toute dernière fois... du riz. On savoure ce moment en nous disant que ça y est, c'est quasi fini. Et surtout: on l'a fait! Le bateau nous ramène de l'autre côté du lac où nous reprenons le bus en début d'aprem pour un retour vers Puerto Natales. Nous apprendrons le lendemain que les bus de fin d'après-midi on été pris par une tornade sur la route, et que 2 sur 3 ont été renversés...
 
Nous arrivons tous ensemble au Melting Pot (les 3 françaises, et 4 autres français, que des français!) et nous nous réinstallons au chaud. Nous trouvons le courage d'utiliser encore un peu nos jambes pour aller faire quelques courses pour le soir. Finalement, nous nous retrouverons tous à partager la soirée dans la cuisine en trinquant à la bière et au vin du pays, puis au pisco, alcool local à base de peau de raisin. Ce fut une soirée très sympa, qui clotura à merveille ce séjour au Torres del Paine. Demain c'est déjà fini: nous avons un bus pour El Calafate. Nous repartons en Argentine, direction le glacier Perito Moreno!

Publié à 03:43, le 15/12/2012, dans Chili, Puerto Natales
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Commentaire sans titre

15:29, 16/12/2012 .. Publié par papito
very beautiful...

Guigui, c'est de la viande de Zorro que tu te cuisines? ;-)

profitez-bien

la baffrie

19:02, 16/12/2012 .. Publié par Une personne anonyme
c'est magnifique
vous devez en avoir pleins les yeux et les jambes!...

Commentaire sans titre

21:10, 16/12/2012 .. Publié par Rom1
Quel récit, et quel parcours !

Les pâtes et du riz, que demander de plus lol
++

Commentaire sans titre

16:36, 25/12/2012 .. Publié par cielia poncelet
les photos sont magnifiques joyeux noel et gros bisou
maman d'Elodie

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